Les Causes

Elles sont personnelles  et environnementales :

La Sclérose en plaques n’est ni une maladie génétique ni une maladie transmissible. En revanche comme il s’agit d’une maladie auto-immune (nos défenses immunitaires faites pour détruire de qui n’est pas nous peuvent se retourner contre son propre hôte), il existe des gènes favorisants qui entrainent assez souvent l’existence plus fréquente que le hasard d’avoir plusieurs cas dans une famille.  De nombreux gènes sont impliqués dans la survenue de la maladie mais il ne s’agit pas de mutation comme dans les maladies génétiques. Il s’agit de gènes assez fréquents dans la population générale ( qui mis en présence de facteurs environnementaux vont augmenter le risque de la maladie).  Il ne s’agit que d’une susceptibilité génétique. Malgré tout pouvoir définir les facteurs de susceptibilité comme  certains typage HLA  permettra dans  l’avenir  de définir certains critères cliniques d’évolution ou de gravité.

Dans un petit nombre de cas, il existe probablement une mutation génétique responsable des quelques cas de sclérose en plaques familiale.

L’existence de foyers d’immigration après la guerre a permis de montrer que le risque « géographique » de la maladie était celui du pays de départ en cas d’immigration après l’âge  de 15 ans et celui du pays d’arrivée si l’immigration survenait avant l’âge de 15 ans. Il existe certainement un rôle majeur de l’hygiène chez le petit enfant dans les pays de haut niveau social, car celui-ci ne sera en contact que tardivement avec certains virus ou bactéries, à une période de sa vie ou la tolérance aux facteurs extérieurs est plus limitée.

La fréquence de la sclérose en plaques est beaucoup plus importante dans les zones tempérées de l’hémisphère nord, plus rare en Afrique.  Le gradient nord/ sud est net, même visible sur un pays comme la France. L’hémisphère sud n’ayant que peu de terres émergées,  dans le 50 ème parallèle ,on ne retrouve que quelques foyers. L’ensoleillement a certainement un rôle majeur.

Enfin il existe des causes importantes sur lesquelles nous pouvons intervenir. La première est le tabagisme, facteur favorisant l’apparition de la maladie et jouant sur son risque évolutif. Comme presque toutes les maladies, une alimentation équilibrée, l’absence de surpoids, une activité physique régulière et une consommation très raisonnable d’alcool sont des facteurs protecteurs majeurs. D’autres critères peuvent jouer même si nous ne pouvons pas calculer leur risque : pollution, nitrates etc..Enfin une participation du microbiote intestinal parait de plus en plus probable. Le rôle de la vitamine D justifie d’une substitution systématique, l’apparition d’une Sep et l’apparition de poussées sont corrélées à un taux bas de vitamine D. La preuve du bénéfice de la substitution n’est pas prouvée.

Certes nous n’avons pas de preuves scientifiques de l’influence du mode de vie, en particulier de l’alimentation mais l’exemple du japon montre une modification majeure de l’expression dans la SEP dans ce pays en rapport avec les modifications de comportement qui deviennent de plus en plus européanisés, leurs scléroses en plaques ressemblant désormais aux nôtres.

Le rôle du vaccin de l’hépatite B n’a jamais été démontré.  La multiplication des vaccins améliore nettement notre qualité de vie mais peut favoriser une augmentation globale des maladies auto immunes. Malgré tout le bénéfice des vaccins reste très nettement supérieur à ses inconvénients.