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Troubles neuropsychologiques

Les troubles cognitifs concernent 40 % à 70 % des patients atteints de sclérose en plaques.
Les problèmes de mémoire font partie des troubles les plus fréquemment rapportés (40 % à 65 %) et concernent le plus souvent la mémoire des faits récents. La perturbation des capacités d’apprentissage peut toucher le verbal ou le visuel.

Toutefois, les troubles de la mémoire verbale sont souvent plus sévères et apparaissent plus tôt dans la maladie. Il existe une grande variabilité interindividuelle dans la sévérité des troubles amnésiques, une altération de la mémoire est souvent observée avec la progression de la maladie. Certaines capacités mnésiques sont plus préservées telles que la mémoire sémantique, la mémoire à court terme, les apprentissages implicites et la reconnaissance.

La baisse de la vitesse de traitement des informations verbales et visuelles est un trouble majeur. Elle a un impact sur d’autres capacités cognitives comme la mémoire et les capacités attentionnelles. Pour certains auteurs, les patients pourraient avoir les mêmes performances dans les tests cognitifs que les sujets sains s’ils bénéficiaient de davantage de temps pour les réaliser.

Les capacités attentionnelles peuvent être perturbées, notamment dans les tâches plus complexes de mémoire de travail lorsqu’il s’agit de manipuler mentalement plusieurs informations et de se concentrer sur deux éléments en même temps (attention divisée). Ces troubles peuvent apparaître précocement et avoir un impact sur la mémoire et leraisonnement abstrait.

Selon certains auteurs, 15 % à 20 % des patients atteints de la sclérose en plaques présentent un trouble des fonctions exécutives. Au cours de l’évolution de la maladie, peuvent apparaître : une perturbation de la flexibilité cognitive, des difficultés d’inhibition, de conceptualisation et d’abstraction, qui sont des processus mentaux nécessaires à la résolution de problèmes et au raisonnement abstrait.

Les stratégies de résolution des patients sont souvent peu efficaces ce qui les met en difficultés lorsqu’il s’agit de traiter des données complexes, de gérer et de résoudre de nouveaux problèmes. Les habiletés visuospatiales peuvent également être affectées, maisplus rarement.

Le fonctionnement cognitif du patient est également largement déterminé et influencé par d’autres facteurs tels que la fatigue, l’anxiété et la dépression du patient .

Troubles psychiatriques

Les manifestations dépressives chez les personnes atteintes par la maladie sont très fréquentes : prévalence sur la vie entière estimée à 60 %, la fréquence est plus élevée que dans les maladies somatiques chroniques et les autres maladies neurologiques. Il estreconnu selon certaines études que la dépression survient plus fréquemment lors d’une poussée et au décours de celles-ci.
Parmi les facteurs de dépression dans la SEP, il est difficile de préciser la part qui revient aux limitations motrices et sensorielles, aux troubles cognitifs, à la fatigue, aux ressources personnelles. Des travaux plus récents font apparaître que la dépression et les troubles cognitifs sont plus fréquents dans les formes secondairement progressives que dans les deux autres formes de la maladie.

Les troubles de l’humeur (dépression, euphorie) ne sont pas la seule expression de la souffrance psychique. Il est important d’être attentif aux signes, même les plus discrets, d’un vécu difficile.

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