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Brèves janvier 2018

Nouveaux arguments

On savait que le tabac aggravait l’évolution de la SEP mais de nouvelles données fleurissent sur son rôle dans la réponse aux traitements. Notamment, chez les patients sous traitement de première ligne ou sous natalizumab , il a été montré qu’un antécédent de tabagisme actif au moment de l’initiation thérapeutique était un facteur de mauvaise réponse thérapeutique. Celle-ci se caractérise par une aggravation du risque de poussée mais aussi par de moins bons résultats aux tests fonctionnels. Une autre étude enfonce le clou en précisant que chez les patients naïfs de traitement, le tabagisme actif était associé à une réduction du volume de la substance grise cérébrale au cours du suivi. Que faut-il de plus pour suggérer au patient un arrêt définitif du tabac ?

Auto greffe

Une équipe italienne a rapporté une série de 122 patients présentant une SEP très active et traités par autogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Le suivi médian de ces patients est de 4,7 ans. Les auteurs rapportent un décès survenu dans les 100 premiers jours après l’autogreffe, attribuable à la greffe. Après 5 ans de suivi, 91 % des patients présentant une SEP-RR et 62 % de ceux présentant une forme progressive n’avaient aucune évolution de leur handicap. Bien que le protocole d’autogreffe soit lourd et non dénué d’effets indésirables graves, il permet à une proportion importante des patients présentant une SEP très active d’obtenir un bon contrôle de leur maladie inflammatoire, de façon prolongée, en particulier pour les SEP-RR.

Tysabri et grossesse : pas de risque tératogène lors des 30 premières semaines, par la suite risque d’anémie et d’atteinte des plaquettes trois fois sur quatre. On peut conseiller de maintenir le Tysabri les 30 premières semaines avec gestion des poussées éventuelles ensuite. Le garder toute la grossesse pour les SEP à haut risque.

Allaitement et Bolus Au total, 21 patientes ayant eu un bolus de méthylprednisolone (1 000 mg/j par voie intraveineuse pendant 3 à 5 jours) pour la prise en charge d’une poussée ont été incluses dans une étude observationnelle. Des dosages de corticoïdes dans le lait maternel à différents temps, pendant et après la perfusion de méthylprednisolone, ont été réalisés. Ces données montrent que l’allaitement peut être repris sans danger dès 2 heures après la fin de la perfusion et que les concentrations deviennent vraiment négligeables 4 heures après la fin de la perfusion .Un bolus de méthylprednisolone ne doit pas remettre en cause l’allaitement. Il est cependant conseillé de stopper l’allaitement dès le début de la perfusion et de tirer et jeter le lait 2 heures après la fin de la perfusion pour reprendre ensuite avec une excellente sécurité pour l’enfant.

SEP pédiatrique : rare mais le Gilenya a montré une efficacité nettement supérieure à celle des interférons mais aussi une meilleur tolérance (92% le continue). En revanche un peu plus d’effets secondaires mais gérables (bloc, leucopénie, épilepsie)