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Brèves mai 2018

Brèves reconfort SEP mai 2018

L’analyse de deux registres nationaux danois exhaustifs couvrant l’ensemble des patients SEP a permis à l’équipe de Chalmer d’explorer l’effet de l’initiation précoce d’un traitement de fond. La progression du handicap vers un score EDSS ≥ 6 et la mortalité ont été étudiées dans ce travail chez 3795 patients définis comme précocement traités (dans les deux ans suivant la première poussée) ou traités plus tardivement (2 à 8 ans plus tard).
Les patients tardivement traités progressaient plus rapidement que les patients ayant bénéficié d’un traitement précoce . Ces données supportent donc l’intérêt d’un traitement précoce. Après ajustement, cette augmentation de risque semblait concerner préférentiellement les femmes ; encore une étude en faveur d’un traitement précoce.

Chez un patient stable depuis longtemps et plus âgé, il est tentant de cesser les traitements de fond en l’absence d’activité inflammatoire. La poursuite des traitements de fond au-delà de 55 ans lorsqu’il n’y a pas d’activité de la maladie est actuellement débattue, mais les résultats présentés ici incitent à une certaine prudence.Les auteurs ont comparé les données cliniques de 204 patients 2 ans avant et 2 ans après l’arrêt de leur traitement de fond. 135 patients (70 %) avaient un EDSS stable avant l’arrêt du traitement. Il n’y avait pas de différence d’âge, de sexe, et de durée de maladie entre les patients stables et ceux s’aggravant avant l’arrêt du traitement. L’EDSS à l’arrêt du traitement était à 4,2 pour le groupe stable et à 6 pour ceux s’aggravant. Les formes rémittentes étaient plus fréquentes dans le groupe stable. À l’arrêt du traitement, 43,7 % des patients ont vu leur handicap s’aggraver. Ce risque est doublé chez les patients antérieurement stables.Ces données viennent tempérer l’idée que stabilité et âge de plus de 55 ans protègent d’une aggravation de la maladie à l’arrêt des traitements de fond.