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Archives brèves 2017

Brèves reconfortparkinson septembre 2017

Troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson

Chez des patients atteints de maladie de Parkinson, il existerait une corrélation inverse entre sommeil lent profond et progression des symptômes. Une amélioration du sommeil profond pourrait être une piste thérapeutique dans la maladie de Parkinson.

La relation entre sommeil et maladie de Parkinson n’est pas nouvelle. Les troubles du sommeil concernent en effet une majorité de patients, et l’on suppose que les mécanismes neurodégénératifs affectent le contrôle cérébral des cycles veille-sommeil. Mais aussi les troubles du sommeil favoriseraient aussi les mécanismes neurodégénératifs ».

Si cette relation bidirectionnelle est avérée, les troubles du sommeil pourraient participer d’un cercle vicieux, accélérant le processus neurodégénératif. Et c’est bien ce qui laisse espérer qu’une intervention améliorant le sommeil puisse avoir une efficacité sur la progression de la maladie.

Moins d’un an après le diagnostic, une polysomnographie avec un EEG permettant de quantifier la profondeur et la durée du sommeil lent profond, a été réalisée chez des patients en étude.

Brèves reconfortSEP juin 2017

On ne change pas un interféron qui marche

Une équipe du laboratoire Biogen a analysé les données rétrospectives sur plus de 10 ans d’environ 1 500 patients stables cliniquement sous interféron (IFN) depuis au moins 1 an. 1 143 patients ont gardé leur IFN, 381 en ont changé. La proportion de patients présentant une poussée est plus importante dans l’année suivant un switch entre les différents IFN (21,3 % versus 11,7 %). Il faut cependant modérer ces résultats du fait de certaines limites : sources des données, manque de données cliniques, pas d’information sur les raisons de changement hors progression de la maladie.

Rebond à l’arrêt du Natalizumab

Les rebonds à l’arrêt du natalizumab, notamment entre 3 et 6 mois, semblent pouvoir être évités lors de relais précoces (dans le mois suivant l’arrêt) vers le tériflunomide. En effet, sur 50 patients stables sous natalizumab depuis au moins 1 an avec une sérologie JC positive, recrutés sur deux centres (Portland et New York), 2 poussées et 18 nouvelles lésions IRM ont été observées. Il n’y avait pas de modification de l’EDSS (stable à 2,5) ni des scores au SDMT à 1 an (1). Le risque de poussée apparaissait d’autant plus faible que la pathologie était moins agressive avant l’initiation du natalizumab. Le contrôle entre 1 et 2 ans semble s’effriter et ces données devront être confirmées par un plus grand nombre de patients et la présence d’un groupe contrôle.

Microbiote

Comparant le microbiote présent chez des patients SEP (RR ou SP) avec ou sans activité clinique et chez des sujets sains, S. Nedelcu et coll. (3) ont mis en évidence une forte diminution, voire une absence de bactéries sécrétrices d’acides gras à chaîne courte. Chez les patients avec une maladie active, cette production d’acides gras à chaîne courte pourrait avoir un effet anti-inflammatoire. L’effet d’une administration orale d’acide proprionique (500 mg x 2 par jour) a justement été exploré chez l’Homme (80 patients SEP et 30 sujets sains) (4). Il a été constaté chez les patients une augmentation sérique du nombre de lymphocytes T-régulateurs de 30 %, une augmentation de leur capacité à réorienter favorablement la réaction inflammatoire et une diminution des cellules pro-inflammatoires Th1 et Th17.

Archives Avril 2017

OCRELIZUMAB l’immunomodulateur anti-CD20 ocrélizumab actuellement en cours d’évaluation comme traitement de la sclérose en plaques (SEP), ne serait pas associé à un risque accru d’infections sévères, selon de nouvelles analyses des trois essais de phase 3 . C’est une nouvelle importante car la piste des anticorps monoclonaux dans la SEP se heurte aux effets indésirables infectieux, secondaires à l’immunosuppression qu’ils engendrent. Ainsi des cas d’infections opportunistes et de leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP) sont survenus avec d’autres types d’anticorps, ce qui a fait restreindre leur utilisation aux cas de SEP les plus sévères. L’ocrelizumab est un anticorps monoclonal qui cible les lymphocytes CD20. Ces derniers seraient impliqués dans la destruction de la myéline et des axones observés dans la sclérose en plaques.

Il ressort des études que les patients atteints de SEP-RR qui recevaient l’ocrélizumab avaient plus de rhinopharyngites et d’infections des voies supérieures que ceux qui recevaient des interférons β-1a. En revanche, ils avaient moins d’infections sévères.

De façon similaire, ceux qui étaient atteints de SEP-PP et qui recevaient de l’ocrélizumab avaient plus d’infections mais des taux d’infections sévères comparables à ceux qui recevaient un placebo.

Remyélinisation : une étude démontre que les lymphocytes des patients SEP contrôlent l’inflammation locale et freinent le processus de remyélinisation chez des souris dont la moelle épinière a été lésée (la remyélinisation se fait par maturation des oligodendrocytes). Ils agissent en orientant les cellules de la microglie vers un profil pro-inflammatoire (contrairement aux lymphocytes de donneurs sains), inhibant ainsi la maturation des précurseurs en oligodendrocytes matures.

En comparant les cytokines sécrétées par les lymphocytes de patients avec forte ou faible capacité de régénération de la myéline, les chercheurs ont pu identifier un effet inhibiteur de la CCL19 sur la différenciation des précurseurs des oligodendrocytes. Cette molécule apparaît donc comme une nouvelle cible thérapeutique pour « désinhiber » la remyélinisation chez les patients SEP.

Brèves réconfort SEP mars 2017

Traitement de la maladie de Devic : la poussée se traite comme une poussée de SEP avec en cas de mauvaise efficacité 5 à 7 échanges plasmatiques. Le traitement de fond repose sur les immunosuppresseurs alors que les interférons sont contre indiqués. Des études sont en cours avec des anticorps monoclonaux.

Révision des critères de MC Donald en 2010 : ces critères modifiés permettent de valider le concept de dissémination temporelle et spatiale dès la première IRM, à condition d’avoir des lésions de localisation et d’âge différents associées à une prise de contraste asymptomatique. Avancée majeure permettant une mise sous traitement précoce.

Brèves Février 2017

Biotine : à deux ans, la tolérance reste bonne, la populationadaptée au traitement est celle de patients progressifs non actifs, c’est-à-dire sans activité inflammatoire sur l’irm. Si 10 à 15 % présente une amélioration, cette amélioration peut aussi toucher la vision sur les formes secondairement progressive.

Tabac et SEP : une étude récente montre que chez les fumeurs le passage en forme progressive survient 8 ans plus tôt

SEP et travail : plus de 90% des patients présentent nue baisse d’efficacité au travail par fatigue, trouble de concentration, douleur et troubles de l’humeur. Un tiers doit cesser lez travail à cause de la maladie !

Brèves SEP Janvier 2017

La moelle épinière est souvent atteinte dans la SEP. Ces lésions sont visibles à l’IRM. Elles sont en rapport avec une démyélinisation mais aussi avec une dégénérescence neuro-axonale. Ceci explique que les lésions médullaires soient en corrélation avec la clinique et assez prédictifs du handicap.

Pronostic :certains critères comme le nombre de poussées les premières années donnent des résultats discordants selon les études. En revanche le jeune âge de début est un facteur de bon pronostic. Les nord africains et les afro américains ont un moins bon pronostic. Les femmes ont aussi un meilleur pronostic. L’élément le plus important restant un EDSS atteignant 4.0

Hypersignaux IRM : il n’existe pas de corrélation entre le nombre de lésions et le handicap mais lors d’un premier épisode l’absence de lésions IRM est corrélée à un risque de transformation en SEP de 20% et en revanche la présence d’une ou plusieurs lésions entraine un risque de conversion de 80%

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