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Archives Brèves 2016

Brèves novembre 2016 

La leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) est une complication redoutée du traitement par natalizumab, avec un risque de 1/90 chez les patients JCV+ à plus de 24 mois de traitement. Environ 700 cas ont été diagnostiqués, et on observe 1 nouveau cas tous les 3 jours.

Une étude américaine rétrospective a comparé l’efficacité et la tolérance du diméthyl-fumarate (Tecfidera) et du fingolimod (Gilenya). Le critère principal de jugement était la fréquence des poussées après 1 an de suivi. Les patients avaient reçu le DMF en première  ou seconde ligne (n = 420) et le fingolimod en première (n = 17) ou seconde ligne (n = 300). La comparaison directe et après score de propension de ces différents groupes n’a pas retrouvé de différence sur le critère principal de l’étude, mais un délai plus rapproché de la seconde poussée et plus d’arrêts de traitement pour intolérance dans le groupe DMF.

Transplantation de cellules souches hématopoïétiques autologues (TCSHA) dans la SEP. Toutes les études depuis 1995 jusqu’à aujourd’hui ont été incluses, comprenant en tout 764 patients. Cette analyse démontre l’efficacité de cette approche thérapeutique, principalement dans les formes rémittentes, avec une diminution du taux de progression du handicap et une importante proportion de patients atteignant une stabilité totale Le taux de mortalité, qui a été longtemps un frein à cette thérapeutique, était de 3,6 % avant 2005, 0,3 % après 2005 et 0 % après 2011. La voie est donc tracée pour le développement de cette approche thérapeutique dans les SEP rémittentes agressives.

Brèves octobre 2016 

Biotine : Les résultats de l’essai français de la biotine à forte dose dans les formes progressives de sclérose en plaques ont été positifs ,mais sur un groupe assez petit de patients. Néanmoins, le mode d’action de cette molécule dans la sclérose en plaques reste incertain. Le bénéfice de la biotine serait en rapport avec une amélioration du fonctionnement de l’Axone sur le plan énergie

La copaxone n’est pas morte : une étude récente montre un taux annuel de poussées réduit à 0,3 ± 1,1 .chez les patients sans traitement antérieur(il était de 0,70 ± 0,47 par an). Chez les patients prétraités, il est passé de 0,84 ± 0,64 à 0,31 ± 0,87 .Le score EDSS moyen est resté inchangé, et 88 % des patients n’ont pas progressé. Le score de fatigue est resté stable. L’échelle de qualité de vie a montré une amélioration chez 48,7 % des patients. La tolérance a été estimée bonne ou très bonne chez plus de 87 % des patients

Rôle pronostic de l’IRM dans la survenue d’une forme secondairement progressive une étude montre après 15 ans que 27 % des patients étaient toujours des syndrome cliniquement isolés, 57 % avaient une SEP rémittente et 15 % une forme secondairement progressive.  les facteurs indépendants d’évolution vers une forme secondairement progressive étaient principalement la présence d’au moins une lésion médullaire, et dans une moindre mesure, le volume lésionnel cérébral en T1. Le volume lésionnel cérébral en T2, ne ressortait pas comme facteur indépendant dans l’analyse . Ces résultats soulignent l’intérêt pronostique de l’IRM médullaire à la phase initiale de la maladie.

En Suède, actuellement, environ 25 % des patients traités pour une SEP reçoivent du rituximab. Les données issues du registre suédois sont donc inédites concernant ce traitement, parfois prescrit en France hors AMM. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité du rituximab, comparée à celle du fingolimod et du natalizumab dans une population de patients atteints de SEP rémittente. Les données de 1 837 patients traités par rituximab, 1 374 patients traités par fingolimod et 2 369 patients traités par natalizumab ont été analysées. Le pourcentage de patients sans poussée au cours du suivi à 3 ans était significativement supérieur dans le groupe rituximab comparé aux 2 autres traitements. Effets très positifs mais effets secondaires difficiles à analyser, pas de données IRM et pas de suivi EDSS.

Brèves août 2016 

SEP du sujet âgé : A partie de quel âge parle- t-on de SEP du sujet âgé. Purement arbitraire, 50 ou 60 ans. Il semble exister un rapport plus en faveur des hommes pour les formes RR et surtout PP mais pas pour les formes SP.  Dans de nombreux cas il doit s’agir de formes passées inaperçues et se révélant sous une forme progressive tardive. Les formes sont motrices et cérébelleuses, rarement sensitives ou visuelles.

La présentation initiale est souvent très différentes des formes inflammatoires du jeune avec un diagnostic souvent tardif. Elles représenteraient entre 3 et 10% des SEP. Les diagnostics différentiels sont plus fréquents que chez le jeune : vasculaire, micro angiopathies, Horton, Lyme, Syphilis. Les formes sont cliniquement assez sévères et d’évolution plus rapides,

Facteurs de risque d’infection urinaire dans la SEP : en premier le sexe féminin et en second le résidu post mictionnel, ensuite l’ancienneté de la maladie et l’emploi de sonde urinaire à demeure. Seul le fampyra semble augmenter légèrement le risque

Rôle de la moelle épinière dans le pronostic de la SEP :  les lésions en IRM de la moelle épinière sont un facteur prédictif important. Lors d’un premier épisode, l’existence de lésions de la moelle est un facteur prédictif de handicap important.

Brèves juillet 2016 

Activités physiques et intellectuelles : le maintient de ces activités est capital dans la bonne gestion d’une SEP. De nombreux patients sont réticents à faire de la gymnastique ou de la rééducation. Il faut chercher une technique permettant un bon équilibre entre cerveau et corps. Parmi celle-ci, la Sophrologie et la kinésiologie sont des accompagnements complémentaires à la médecine.

Sophrologie : il s’agit d’une méthode basée principalement sur des techniques de respiration, de tension-relâchement musculaire et d’évacuation des tensions. IL s’agit d’une expérience est amené à prendre progressivement conscience de ses potentiels, de ses capacités les plus profondes et de ses valeurs. Il s’agit d’un véritable réveil, d’une connaissance de soi qui, par la force des entraînements et la répétition des exercices, permettra à la personne d’affronter les défis du quotidiens et de redevenir l’acteur de sa santé.

La kinésiologie est une méthode de soin globale. Elle permet de soulager le mental afin que le corps guérisse ou encore de soulager le corps pour que l’esprit se libère.
Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime et la gestion des émotions est essentielle pour vivre dans l’harmonie. Adaptée à chacun, cette technique basée sur l’énergétique chinoise permet un accompagnement     solide.
Des exercices simples et ludiques sont proposés. Ils favorisent la coordination des mouvements mais aussi la concentration. Cet ensemble de techniques apporte vitalité et confiance en soi. Pourquoi attendre d’aller mieux ?

Vitamine D : S’il ne fait désormais plus de doute que la vitamine D a un rôle dans la SEP, les mécanismes en cause sont probablement nombreux mais encore très discutés. Les auteurs ont noté que chez les patients supplémentés avec un taux de vitamine D supérieure à 40 ng/ml, la flore microbienne était différente des patients avec un taux plus bas de vitamine D. Il était notamment noté un enrichissement en ruminococcaceae. Cette catégorie de bactéries fécales est associée à une production importante de métabolites d’acides gras ayant une activité anti-inflammatoire. Ainsi une des actions de la vitamine D serait aussi d’agir sur le microbiote.

Ne pas grossir et ne pas fumer : il se confirme que l’obésité est associée à une évolution plus sévère de la SEP (quelque soit le paramètre étudié). Cette étudea confirmé par ailleurs l’évolution plus sévère chez les noirs que chez les blancs, ainsi que chez les fumeurs.

Brèves juin 2016 

Effet protecteur du Gilénya : une étude montre dans un modèle animal de démyélinisation que le fingolimod réduit l’importance des transsections axonales secondaires à l’inflammation.
Hors les phénomènes inflammatoires aigus sont responsables de transsections axonales. Ces lésions axonales jouent certainement un rôle dans la constitution du handicap.
Ce résultat est en faveur d’un effet protecteur du fingolimod qui pourrait passer par une action mitochondriale, leur volume étant augmenté dans le groupe traité.

Vitamine D : S’il ne fait désormais plus de doute que la vitamine D a un rôle dans la SEP, les mécanismes en cause sont probablement nombreux mais encore très discutés. Les auteurs ont noté que chez les patients supplémentés avec un taux de vitamine D supérieure à 40 ng/ml, la flore microbienne était différente des patients avec un taux plus bas de vitamine D. Il était notamment noté un enrichissement en ruminococcaceae. Cette catégorie de bactéries fécales est associée à une production importante de métabolites d’acides gras ayant une activité anti-inflammatoire. Ainsi une des actions de la vitamine D serait aussi d’agir sur le microbiote.

Ne pas grossir et ne pas fumer : il se confirme que l’obésité est associée à une évolution plus sévère de la SEP (quelque soit le paramètre étudié clinique ou paraclinique). Cette étude (Ben-Zacharia) a confirmé par ailleurs l’évolution plus sévère chez les noirs que chez les blancs, ainsi que chez les fumeurs.

 

Brèves avril 2016 

Alimentation plus grasse et plus salée : ces personnes présentent un taux de lymphocytes T plus élevés, ceux qui sont impliqués dans l’agression de la barrière entre le sang et le cerveau. En cas de sclérose en plaques, la maladie aura une activité plus forte.

Immunologie : une hypothèse actuelle serait que des cellules auto réactives à des antigènes du système nerveux central soient activés en périphérie par des antigènes microbiens. Ce serait ces cellules auto réactives qui deviendrait les lymphocytes T agressifs. Normalement régulés chez le sujet non malade, en cas de SEP il n’y aurait pas la réaction de cellules régulatrices.

Bréves février 2016

BREVES FEVRIER 2016 SEP

Gilenya (fingolimod) et atrophie :  l’effet sur la diminution de l’atrophie lors de l’introduction précoce du fingolimod se maintient dans le temps (étude à 6 ans et semble lié » à un effet neuro protecteur du traitement.

Interféron pégylé : une sous cutanée tous les 15 jours, les résultats à deux ans montre une diminution de 37% de la fréquence des poussées, de 49% la fréquence des poussées invalidantes, une diminution de 41% du risque de handicap et une diminution de 66% des nouvelles lésions atives en IRM.

Janvier 2016

L’ocrelizumab de Roche a réduit significativement le nombre de poussées et la progression du handicap comparé à l’interféron bêta-1a (Rebif ®) au cours de deux études de phase III menées chez des personnes atteintes de sclérose en plaques  Des études ont révélé la supériorité de l’ocrelizumb au regard du critère d’évaluation primaire et de critères. Roche va soumettre des données aux autorités réglementaires. Le critère d’évaluation primaire et les principaux critères d’évaluation secondaires des études (appelées OPERA I et OPERA II) ont été satisfaits.

Par rapport à l’interféron bêta-1a, le traitement par l’ocrelizumab a permis de réduire de manière significative le taux de poussées par année-patient sur une période de deux ans, ce qui constituait le critère d’évaluation primaire dans les deux études. Par rapport à l’interféron bêta-1a, le traitement par l’ocrelizumab a aussi réduit significativement la progression du handicap clinique, mesurée à l’aide de l’EDSS. Par comparaison avec l’interféron bêta-1a, le traitement par l’ocrelizumab a en outre fait significativement baisser le nombre de lésions cérébrales (zones où la maladie est active) selon les mesures effectuées à partir des clichés d’imagerie par résonance magnétique (IRM). D’une manière générale, l’incidence des effets indésirables associés à l’ocrelizumab était similaire à celle relevée sous interféron bêta-1a dans les deux études; l’effet indésirable le plus fréquent était des réactions liées à la perfusion d’intensité légère à modérée. L’incidence des effets indésirables sévères associés à l’ocrelizumab, y compris des infections sévères, était aussi similaire à celle enregistrée sous interféron bêta-1a.

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